mavie, mésaventure

06 août 2017

Naître ou ne pas naître

Non seulement je n'ai pas choisi de naître mais mes parents n'ont pas choisi de me faire naître. Ma mère m'a très vite dit que j'étais un accident ; non seulement je suis née très vite après ma soeur, un an après, et elle aurait voulu un garçon d'où mon prénom mixte féminisé et assez unique. Il est vrai à l'époque pas de pillule et pas d'échographie. Grandir avec cette idée qu'on est un accident, un double accident puisque je n'aurais pas dû exister et surtout pas en fille c'est très difficile à vivre surtout que cela est dit comme un reproche ; j'ai senti, ressenti que j'étais mal venue conrairement à ma soeur, l'ainée et la bienvenue, contrairement à mon frère le petit dernier, le garçon, attendu en tant que tel. Bizarrement j'étais la plus brune alors que  mes parents etaient "blancs de peau"tout comme ma soeur et mon frère ;  mon père était même blond, tout comme mon frère petit "blond comme les blés" ; ma peau mate, mes cheveux châtains et frisés ont paru même suspect à mon père parait-il mais de nature très froide presque sèche avec chacun de nous je n'ai pas ressenti vraiment de différence de sa part.  Ces remarques de ma mère déplacées parfois méchantes  c'étalt sous forme de reproches quand je faisais une bêtise ; de même, qu'elle m'élevait comme un garçon les cheveux courts, pantalon, quand ma soeur avait toujours les cheveux longs et des robes. Du coup je suis devenu un garçon manqué : turbulente, casse cou mais je n'étais pas le petit garçon non plus qu'il voulait et que mon frère était : blond, le portrait de mon père, le petit dernier chouchouté. Ma place de 2ème fille, de garçon manqué a fait de moi une fille à tempérament, un peu rebelle à force de reproches et de sentiment de reniement quand ma mère est allé jusqu'à me dire qu'elle m'a trouvée à la poubelle ou que j'étais la fille d'une SDF. Si elle savait comme elle m'a fait souffrir ! Certes elle n'a pas été la mère affectueuse, câline avec aucun de nous juste un plus tendre, soucieuse avec mon frère souvent malade et de ce fait j'ai plus souffert d'un manque d'affection au fil du temps. On en faisait pas de choses extradordinaires avec mes parents trop occupés à se faire une place dans leur profession, à se faire une position sociale et matérielle, à montrer à leur famille leur réussite. Les week end ma mère se préparait pour la semaine (travail, organisation de la maison) et mon père bricolait voitures et maison. Nous on était confiés à nos grands parents qui nous aimaient autant que nos parents et nous montraient leur affection ; mon grand père surtout ; on jouait, on allait à la mer, on apprenait les jeux de cartes, le bricolage et même à conduire ; on était leur star ; mon grand-père voyait en nous des petites chanteurs et nous faisait chanter, nous enregisrait, nous filmait... Nos meilleurs moments c'est à eux qu'on les doit : les week end, les vacances à la mer, les Noels... Jamais sans eux ! Ce sont peut être des moments qu'ils ont "volés" à mon père et à ma mère avec qui on ne faisait pas une vraie famille juste en apparence. Je ne me souviens pas de bons moments avec mes parents, soeur et frère, des vacances, des matins câlins, des soirées lecture ou discussion, de parties de rire. Notre vie c'était l'école, la bonne qui nous coiffait, nous préparait pour aller à l'école, montrer nos devoirs et surtout nos bulletins de notes, faire les courses avec maman, maman qui préparait ses cours ses classes, mon père qui bricolait dans la maison ou son garage....et nos visites chez les gands parents maternels ou paternels, chez la famille. Ces moments avec enfants qui ont manqué ànos parents les ont peut être éloignés, séparés. Ces têtes à têtes en fait ont été des week ends où chacun faisait ce qu'il voulait mais loin de l'autre ; je ne les imagine pas se faire des câlins, avoir  des discussions ou des fous rires ; je me demande même comment ils communiquaeint, ils déliraient , ils vivaient leur vie amoureuse : ils étaient si calmes, sérieux, si occupés chacun de leur côté, presque froids. Pas d'émotions  ! Ma mère criait un peu, une fessée par ci par là ! mon père seul son regard bleu cinglant suffisait ! J'étais la seule à qui cela ne faisait pas peur ni les engueulades et cris de ma mère,ni les fessées ni les yeux de mon père ! je ne pleurais pas et pourtant c'était moi qui en prenais le plus ! Jai grandi comme ça avec ce sentiment d'être mal aimée, d'être le malheureux accident et je n'ai jamais pu le sortir de ma tête de mon coeur ; je n'aurais pas du être, pas du naître ! Et dans mon malheur j'ai eu de la chance que mes parents n'aient pas été démonstratifs en amour parce que la différence aurait été criante et criantee de douleurs pour moi ; j'ai en ai souffert mais pas si malheureuse de ce manque d'amour à savoir que ma mère comme mon père souhaitait pour tous notre bien être et notre réussite scolaire. Comme m'a expliqué ma mère à qui j'ai fait remarquer son manque de câlins, de complicité, d'affection cela s'explique ; si elle n'était pas dans la démonstration de son amour maternel c'est qu'elle même n'a pas connu cela ; à son époque l'amour passait essentiellement par subvenir aux besoins et éduquer ce qu'elle a fait et bien fait,  mieux que moi puisqu 'elle a su nous apporter un certain confort matériel et une bonne éducation qui fait que nous avons chacun un métier et pas connu de problèmes de délinquance (drogue, mauvaises fréquentations, délits...). Contrairement à elle j'ai été trop dans les câlins, les moments de joie, l'amusement et pas assez dans la discipline, la distance, la rigueur en tout cas sur la longueur. Le résultat scolaire et professionnel n'est pas au rendez-vous, ce que j'espérais. Mais bon je ne regrette pas de leur avoir donné, montré tout mon amour pour eux comme pour moi. Dès qu'ils sont nés j'ai su que je les aimais, qu'ils pouvaient être qu'un heureux accident et que jamais je leur dirai qu'ils n'auraient pas du être, qu'ils n'auraient pas du naÏtre. Mais peut être si moi je n'aurais pas du naître peut être ne seraient ils pas là et mon fils ne serait pas là où il est. Ce que je veux dire c'est que peut être tous ces gens qui connaissent des malheurs de parents à enfants sont des enfants qui n'auraient pas du naître et tout ce reniement, le désamour sont des ondes négatives qui se transmettent. Personnellement de me sentir pas acceptée, mal aimée cela m'a beaucoup perturbée, jouer sur ma personnalité et a fait de moi une personne frustrée :un peu jalouse, en manque de confiance, secrète, taciturne et parfois tourmentée et J'aurais pu  mal tourner. Mais grâce quand même à mes parents qui ont su bien m'éduquer et à mes grands-parents qui nous ont aimés comme des parents et qui m'ont aimée autant que  ma soeur et mon frère, je n'ai pas dérapé dans la drogue, l'acool...

 

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Anonyme je suis

Anonyme je suis, anonyme je prèfère être pour pouvoir mieux me raconter ; peut être même qu certains pourront me reconnaitre et se reconnaitre. Je suis à ce jour une maman avec des tas de problèmes, de difficultés comme beaucoup d'autres mais souvent on a l'impression d'être la seule à avoir des problèmes le sentiment  d'être seule tout simplement. Mon plus gros souci en ce moment est l'incarcération de mon fils que j'ai du mal à vivre, beaucoup de mal à vivre au point de me laisser mourir ; si c'était si facile de choisir de mourir d'un coup, de partir et tout laisser derrière soi ! Non je meurs à petits feux, d'épuisement, de stress et d'ennui au singulier et pluriels ; je ne peux pas partir et laisser derrière moi mon fils et ses problèmes. Je me dis ausi que de me raconter, de me  repasser ma vie du début à la fin sera peut être une thérapie, comme des séances chez le psy à part que je n'ai pas envie, j'ai peur  d'aller chez un psy ; j'avais commencé mais j'y passais beaucoup de temps pour ne pas dire grand chose, pour mettre des mots sur mes maux, raconter ma vie comme si c'était une maladie honteuse. J'ai honte de ma vie, de ce qui m'arrive et honte de moi, de ce que je suis : une mère qui n'a pas su et qui ne sait pas ; je n'ai pas su éviter l'inévitable et je ne sais pas aujourd'hui être courageuse, prendre le taureau par les cornes et faire les bons choix. J'apprends à mes dépends qu'être une mère c'est non seulement mettre des enfants au monde, les aimer, leur donner à manger, les éduquer, les soigner... mais aussi prévoir les dangers qui les entoure et les empêcher de tomber ! Et je nai pas su ! Je cherche à comprendre, à remonter dans le temps pour essayer de comprendre pourquoi je n'ai pas su être cette "bonne" mère, ce que j'ai fait pour que mon fils en arrive là : trop aimante et aveugle, trop laxiste et passive... J'ai voulu trop aimé et j'ai mal aimé ! Moi j'ai été malaimée et j'ai eu mal souvent et j'ai mal fait parfois. Et je continue de mal faire encore ...Mauvais choix c'est ce que je transmets à mes enfants comme une malédiction peut être. Je sais que je ne suis la pas la seule à vivre ces choses, ces accidents de la vie mais je men sens seule et parfois des accidents sont mortels ; c'est ce que je ressens ma vie à ce moment précis est une demi mort, une mort intérieure. Deux solutions : je dois trouver le courage qui me donne envie de vouloir surpasser cette demi mort, choisir la vie celle qu'on mord à pleine dents, celle qu'on trouve toujours belle, pleine d'espoirs avec mes erreurs du passé et les erreurs de mes enfants ou me laisser dépasser, trépasser par des épreuves que Dieu ou la vie met sur notre chemin, normalement, inévitablement peut être pour nous rendre plus fort ou plutôt plus faible au point de regretter notre vie ; après tout on n'a pas choisi de vivre et on peut peut être choisir de mourir.

Posté par mimi30 à 17:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]