Lors de toute cette période chaotique affectivement qui correspondait à mon adolescence, j'ai su me faire aimer, au point d'être la préférée d'un oncle ; il commençait une  liaison avec une tante et pourtant il avait un penchant pour moi. Il s'intéressait à moi m'enmmenait partout avec lui, même dans leurs sorties amoureuses. Enfin quelq'un pour qui je comptais ; il m'a apprivoisée longtemps. J'ai été au début comme une petite soeur puis je suis devenue une petite fiancée, sa petite princesse ; qui n'aurait pas rêvée d'être la princesse d'un homme ? Ce fut à un tel point que cela se voyait et je me souviens que ma tante disait déjà "si elle avait 15 ans je l'étranglerais" ; elle aurait dû le faire avant ! Cela a commencé par des attentions, des  bisous sur la joue, des effleurements pour finir sur des mains sur les cuisses, des bisous sur la nuque, des caresses sur la joue qu'il fallait garder secret . Se sentir aimée presqu'amoureusement par un homme plus âgé quand on est adolescent et de surcroît avec le sentiment d'être mal aimé par ses parents c'était une chance même si je savais que ce n'était pas tout à fait normal. Mais même ma tante ne trouvait rien à redire, n'empêchait pas cette situation et ce rapprochement. Je me souviens même du jour de leur mariage ; après avoir ouvert le bal avec ma tante, sa deuxième danse a été pour moi  et il me portait dans ses bras. Si moi j'ai été enchantée, honorée cela n'a choqué personne. Au fils du temps je suis devenue plus que sa préférée "sa maitresse" et j'avais droit pendant les week end et les vacances passés chez eux à ses attentions particulières. Moi je me sentais aimée même si cela me perturbait ; mes parents trop occupés et surtout pas préoccupés par moi n'ont rien vu et je pense que ma tante ou crédule ou complice passive fermait les yeux. Aujourd'hui je sais que des mères laissent leurs enfants se faire aimer, aimer sexuellement, voire violer par leur mari (père ou beau père de leurs enfants), savent mais ferment les yeux par obligation ; d'une  part ces femmes comme ma tante  ne travaillent et vivent sous la coupe financière de leur mari, ont l'amante de leur mari sous les yeux, ont comme rivale une enfant inoffensive, docile et sous la main ; d'autre part peut être que ces femmes sont soulagées que leur mari assouvissent leurs besoins sexuels qu'elles n'ont pas envie elles d'assouvir si elles n'ont pas une forte libido. Il faut dire que ma tante est une  catholique pratiquante et les plaisirs de  la chair sont  péché. On comprend mieux pourquoi ces femmes qui subissent l'inceste se taisent. Combien d'incestes dans la cellule familiale sont tus ? Personnellement je ne sais pas comment j'aurais expliqué avoir couché avec un oncle, le mari de ma tante chez qui j'allais ; trahison ! Et quelque part j'étais consentante quelque soit mon âge car à un moment donné j'aurais pu me révolter, dire non à cet homme qui m'a "aimé" quand d'autres ne m'aimaient pas plus que ça. Dénoncer cet homme même des années plus tard me parait impensable car c'est passer pour une menteuse, pour une p...e, une briseuse de ménage et de famille d'autant plus catholique pratiquante ; malgrè ses démons (infidélité et pédophilie) la présence à la messe le dimanche faisait partie de son rituel ; en bon mari et en bon père modèle et en bon catholique il ne peut avoir fait ça ou sinon que j'étais consentante et une garce. J'ai préféré m'éloigner, déménager ; je suis revenue occasionnellement et ses pensées étaient les mêmes et j'ai compris que je n'ai pas été la seule même dans mon entourage proche et en dehors avec des adultes consentants mais il m'a fait comprendre que j'ai été un bon souvenir. Je me suis éloignée définitivement et je ne l'ai plus revue d'autant plus que ma famille (ma mère) s'était fachée avec sa famille ; j'aurais pu à ce moment là parler, me confier mais j'ai préféré encore ne rien dire car on aurait prétexté que si je disais cela à ce moment là c'était pour mettre de l'huile sur le feu et apporter une raison de plus dans la dispute familiale. J'ai préféré garder ce secret même si je sais que certains ont eu à un moment des doutes. J'ai appris des années plus tard que mon oncle a été poussé vers la sortie (retraite) car des rumeurs ont circulé alors qu'il était enseignant. Je me suis sentie mal un peu coupable à ce moment là. A ce jour, je n'ai jamais parlé à personne, ni mon conjoint, ni mes enfants...de cette aventure ou mésaventure par honte ; être depuis 10/12ans la "princesse" puis l'amante de cet oncle c'est peut être un peu "vicieux" aussi de ma part et je ne crois pas qu'il comprendrait que je me sentais aimée par cet homme. J'ai eu du mal à me construire après tout ça affectivement et sexuellement, à mettre des mots sur cette relation. J'ai essayé d'oublier mais ce n'est pas si facile ; j'y pense encore avec dégoût et parfois je rêve de lui qu'il veut encore de moi, de mon corps, de ma jeunesse. C'est peut être pour oublier que je n'en parle pas mais je n' oublie pas ; je culpabilise, j'ai honte : je me dit que quelque part j'ai  accepté, j'ai cru et j'ai aimé être sa préférée. J'ai honte de dire qu'à 12/14 j'avais des eu des débuts, des désirs sexuels avec un homme marié, père de famille ; dire que l'on allait à la messe régulièrement, que je faisais ma première et ma deuxième communion ! Je ne sais pas au jour d'aujourdhui comment est ce possible ! comment j'ai pu en arriver là ! Je me demande si lui aussi en éprouve de la honte et de la culpabilité vis à vis de sa femme, de sa famille, de Dieu, de moi ? Je me dis que comme beaucoup d'hommes il était porté sur la chose, avait des envies sexuelles et quand de jeunes filles étaient là sous ses yeux innocentes et vierges c'était une tentation, le summum et quoi de mieux  si ce sont des jeunes filles du cercle familial.  Je pense aussi que sa femme, ma tante, était au courant des envies sexuelles débordantes et peut être hors norme de son mari et cela devait l'arranger que quelqu'un les assouvise à sa place ! Il ne faut pas oublier qu'elle était catholique pratiquante et donc coincée ! Elle savait aussi que cela resterait en famille et que ni lui ni moi ne voulaient que cela se sache donc quoi de mieux que le cercle familial, de jeunes filles dociles et sages ! Elle ne pouvait pas ne pas savoir ! D'ailleurs dès son attachement à moi, à ma présence à toutes les promenades en amoureux, à ma présence seule avec lui  en voiture, au magasin, aux courses, à nos rires...elle m'avait jeté un jour devant toute la famille alors que j'avais 10 ans "si elle avait 16 ans je l'aurais déjà  étranglé" . Personne n'a réagi ni maintenant ni quand j'ai eu 16 ans ! Mes parents auraient pu le savoir vu mes petits problèmes de comportement, mes mauvaises notes à l'école, ma solitude, mes boulimies... Ma soeur le savait car je crois qu'elle aussi a subi les mêmes attentions mais plus tard, plus discrètement ! Je crois qu'il ne pouvait s'en empêcher et j'ai compris que je n'étais pas la seule mais peu importe et c'était trop tard l'attirance était là aussi. Pour que cela s'arrete il aurait fallu que je sorte avec quelqu'un d'autre ou que je parte ; et je suis partie ! Mais lors d'une visite familiale chez ma mère, il s'est arrangé pour qu'il dorme dans ma chambre avec ma tante; je leur ai prêté mon lit et j'ai dormi sur un matelas par terre ; toute la nuit il m'a caressée puis rejointe par terre après que ma tante ait pris un cachet pour dormir. Pour ne pas la réveiller j'ai subi un peu plus consciente de mon sort ; et après leur départ je me suis dis que plus jamais je ne voudrais les voir et il faudrait que vite je me trouve quelqu'un, que je lui échappe ; ce que j'ai fait ! à la deuxième visite familiale quelques années plus tard j'étais en couple avec 2 enfants ! Je ne l'ai plus revu ! Je pense à lui comme un amour "incestueux" mais pas malheureux mais aussi comme un monsieur tout le monde, bon mari et bon père de famille mais pédophile ! Notre histoire c'est notre secret tabou car révélé il serait dévastateur pour lui comme pour moi et me croirait on ; je ne mettrais que la zizanie dans une famille brisée par des disputes entre frères et soeurs et en reconstruction sur la base de la religion et de la solitude. Alors je reste loin de la famille et de ma mère aussi et voilà !