Anonyme je suis, anonyme je prèfère être pour pouvoir mieux me raconter ; peut être même qu certains pourront me reconnaitre et se reconnaitre. Je suis à ce jour une maman avec des tas de problèmes, de difficultés comme beaucoup d'autres mais souvent on a l'impression d'être la seule à avoir des problèmes le sentiment  d'être seule tout simplement. Mon plus gros souci en ce moment est l'incarcération de mon fils que j'ai du mal à vivre, beaucoup de mal à vivre au point de me laisser mourir ; si c'était si facile de choisir de mourir d'un coup, de partir et tout laisser derrière soi ! Non je meurs à petits feux, d'épuisement, de stress et d'ennui au singulier et pluriels ; je ne peux pas partir et laisser derrière moi mon fils et ses problèmes. Je me dis ausi que de me raconter, de me  repasser ma vie du début à la fin sera peut être une thérapie, comme des séances chez le psy à part que je n'ai pas envie, j'ai peur  d'aller chez un psy ; j'avais commencé mais j'y passais beaucoup de temps pour ne pas dire grand chose, pour mettre des mots sur mes maux, raconter ma vie comme si c'était une maladie honteuse. J'ai honte de ma vie, de ce qui m'arrive et honte de moi, de ce que je suis : une mère qui n'a pas su et qui ne sait pas ; je n'ai pas su éviter l'inévitable et je ne sais pas aujourd'hui être courageuse, prendre le taureau par les cornes et faire les bons choix. J'apprends à mes dépends qu'être une mère c'est non seulement mettre des enfants au monde, les aimer, leur donner à manger, les éduquer, les soigner... mais aussi prévoir les dangers qui les entoure et les empêcher de tomber ! Et je nai pas su ! Je cherche à comprendre, à remonter dans le temps pour essayer de comprendre pourquoi je n'ai pas su être cette "bonne" mère, ce que j'ai fait pour que mon fils en arrive là : trop aimante et aveugle, trop laxiste et passive... J'ai voulu trop aimé et j'ai mal aimé ! Moi j'ai été malaimée et j'ai eu mal souvent et j'ai mal fait parfois. Et je continue de mal faire encore ...Mauvais choix c'est ce que je transmets à mes enfants comme une malédiction peut être. Je sais que je ne suis la pas la seule à vivre ces choses, ces accidents de la vie mais je men sens seule et parfois des accidents sont mortels ; c'est ce que je ressens ma vie à ce moment précis est une demi mort, une mort intérieure. Deux solutions : je dois trouver le courage qui me donne envie de vouloir surpasser cette demi mort, choisir la vie celle qu'on mord à pleine dents, celle qu'on trouve toujours belle, pleine d'espoirs avec mes erreurs du passé et les erreurs de mes enfants ou me laisser dépasser, trépasser par des épreuves que Dieu ou la vie met sur notre chemin, normalement, inévitablement peut être pour nous rendre plus fort ou plutôt plus faible au point de regretter notre vie ; après tout on n'a pas choisi de vivre et on peut peut être choisir de mourir.