Après naitre ou ne pas naitre, la suite de mon histoire et "être ou ne pas être". Etre ou ne pas être cette enfant non désirée, avec ce sentiment de n'être qu'une fille de plus, un accident ; si ma mère m'a crié haut et fort que je n'étais pas ce qu'elle désirait, au moment où elle le désirait, mon père lui n'a jamais rien exprimé même s'il pensait la même chose même si mon arrivée et ma différence l'ont surpris : lui qui était si blond et moi qui était si brune contrairement à ma soeur alors que ma mère bien que brune de couleur de peau était blanche de peau. Je suis en tout cas restée cette enfant à part. J'ai essayé de trouver ma place à part entière. Mais je n'ai été que la deuxième de même sexe ; j'avais  souvent  les restes de ma soeur : ses habits, ses chaussures et depar son rôle d'ainé elle faisait la primeur en tout et susicitait l'admiration ; moi je n'était qu'une reproduction et ne susicitait pas autant d'attente et d'admiration. Je le voyais dans les yeux de mes parents : la première rentrée à l'école, au collège, au lycée....J'essayais de faire aussi bien qu'elle, voire mieux à l'école , de me démarquer en étant plus dégourdie, plus espiègle mais en vain. Puis ma mère à cause de mon espièglerie peut être s'est mise à me trouver turbulente, à me couper les cheveux en garçon....Je suis devenue plus turbulente, plus espiègle et plus effacée aussi et mal dans ma peau. Heureusement que mes grands parents qui nous prenaient très souvent le  week end et pendant les vacances se comportaient différemment : j'étais une fille gentille, le deuxième de la famille et ils avaient pour nous les mêmes égards. Quand mon petit frère est né, je me suis retrouvé coincé entre l'ainée très attendue et le dernier, un garçon de surcroît très attendu ; pour ne rien gâcher il était blond et ressemblait beaucoup à mon père petit en tout cas. Ma soeur suscitait l'admiration et lui toutes les attentions ; il y a eu très peu de place pour moi dans tout ça et je suis devenue un eu jalouse, un peu plus turbulente à la maison avec mes parents, pas avec mes grands parents. En grandissant j'étais devenue le garçon manqué quand ma soeur était la soeur modèle et mon frère le bébé à sa maman. Je n'arrivais toujours pas à trouver ma place ! Alors provocation ou jalousie je multipliais les bêtises que ma soeur trop sage  et que mon petit frère trop petit et trop choyé ne faisaient pas. Mon frère que ma mère trouvait fragile (il s'était arraché les cheveux bébé,  puis a été très malade) a pris toute son attention et contrairement à ses principes  est allé dans une école de filles où elle enseignait ; le seul garçon dans  une école de filles  et son garçon dans sa classe !  Alos que ma mère se concentrait sur mon petit frère elle se déconcentrait sur mon père et lui se déconcentrait sur sa vie d'époux et de père de plus en plus pour se concentrer sur sa passion des voitures, de la danse, de la fête et des femmes ; une petite réussite sociale (boulot, maison, et pèe de famille) et ça lui a monté à la tête et donné du succès auprès des femmes (des femmes de ménage qu'on avait, puis d'autres...) ; il est vrai que plus le temps passait moins mes parents avaient des points en commun. Ma mère était autoritaire, exigeante, taciturne, solitaire et mon père qui était discret, un peu soumis, travailleur mais pas exigeant, renfermé sur lui même s'est révélé les apéros aidant bon danseur, bon vivant, allant vers les autres ; ma mère n'a pas suivi. A la fin ils vivaient ensemble, ils élevaient des enfants, ils avaient une maison ensemble, ils allaient chez la famille ensemble et donnaient l'apparenced'une famille normale. Je n'ai jamais vu mes parents rire, danser, chanter, faire des grasses matinées, se faire des câlins, s'embrasser, se préparer pour sortir en amoureux, avoir des loisirs en commun. Mon père dansait très bien, mamère ne savait pas et n'essayait pas par peur du ridicule et boudait ; mon père buvait pour faire la fête,  ma mère trop stricte restait dans son coin. Les sorties ensemble chez des amis se sont arrêtées là pour ma mère mais pas pour mon père. Ma mère a préféré les salles obscures de cinéma et la maison (cuisine et bricolage), sa salle de classe aux sorties et même à la plage ; nous allons  à la plage profiter du soleil et de la mer en famille sans ma mère qui avait peur du soleil. Heureusement que mes grands parents aimaient ça ! Mes souvenirs de week end  et de vacances, de réveils en calins, de batailles de pelochons, de jeux de société, de karakoé, d'initiation au bricolage, de nettoyage de voitures ou de première conduite en pyjama, de pêche, de soirées télé, des bains à plusieurs....existent grâce à mes grands parents que je remercie pour tout ça, pour nous avoir aimés, choyés, faits rire , appris cette forme d'amour.